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Ernest PEPIN
Auteur guadeloupéen amoureux de son île, à découvrir ou à redécouvrir
Né le 25 septembre 1950 à Castel Lamentin (Guadeloupe) où il réside, Ernest Pépin fut professeur de français, critique littéraire, animateur d'émissions littéraires sur France 3, consultant à l'Unesco,… . Il est, depuis 1985, chargé de mission au cabinet du Conseil Général de la Guadeloupe.
Brillant écrivain, Il puise son inspiration de son île natale.
Oeuvres principales:
Romans :
L'envers du décor Le Serpent à Plumes, 2006
Un couple de métropolitains, alléché par la perspective d'une vie facile, quitte Paris pour s'installer en Guadeloupe avec le projet de créer un restaurant. De déconvenue en déconvenue, le couple sombre. Le mari échoue sur le marché de Pointe-à-Pitre et reçoit l'aide d'une marchande qui lui montre la vérité profonde de l'île.
Cantique des tourterelles Paris: Écriture, 2004
Au début, je n'ai pas remarqué la beauté de Mélodie. Elle ne se percevait pas d'emblée. Elle ne foudroyait pas. Elle prenait possession de manière progressive avant de s'imposer comme l'empreinte d'un baiser sur des lèvres coupables...
Le Tango de la haine. Paris: Gallimard, 1999

Ce " tango " de la haine est le récit d'une danse infernale, celle de la séparation douloureuse d'un couple, Abel et Nika, qui ont vécu vingt ans ensemble. Lorsque Abel, le mari, rexprend sa liberté et refait sa vie, Nika se mue en tigresse...
Tambour-Babel. Paris: Gallimard, 1996

En Guadeloupe, le lewoz est un rassemblement de joueurs de tambour virtuoses. Les "tanbouyès", comme on les appelle, font résonner leurs instruments toute la nuit. Ils sont alors les grands prêtres de la mémoire collective...
L'Homme au Bâton. Paris: Gallimard, 1992; Gallimard (folio), 1997

Dans une Guadeloupe tourmentée par le chaos de sa diversité ethnique, sociale et culturelle, au temps des rues obscures les rumeurs devenaient des réalités.Un jour, la rumeur annonça "l'Homme-au-Bâton". Personnage mystérieux, sans visage, qui défraya la chronique de nos jours immobiles en nous faisant glisser sous l'écale de la peur...
Poésie :
Africa-Solo. Ivry-sur-Seine: Éditions A3, 2001.
Babil du songer. Kourou: Ibis Rouge, 1997
Boucan de Mots Libres / Remolino de palabras libres (éd. bilingue).
La Habana : Casa de las Americas, 1991Salve et Salive. (éd. bilingue). La Habana: Casa de las Americas, 1991
Au verso du silence. (préface de René Depestre) Paris: L'Harmattan, 1984
Ecriture pour la jeunesse :
Lettre ouverte à la jeunesse. Pointe-à-Pitre: Éditions Jasor, 2001
La soufrière. (illustré par Claire Mobio) Paris: Agence de la francophonie (CEDA) / Montréal: Hurtubise, 2001
L'écran rouge. Paris: Gallimard (jeunesse), 1998

Au fond de la galerie, l'écran rouge attend. Un rouge menaçant, envoûtant. Un rouge guet-apens. Impossible de ne pas l'acheter, de ne pas emporter la toile pour la contempler à loisir, toutes portes fermées... Mais attention ! Ce tableau possède d'étranges pouvoirs...
Coulée d'or. Paris: Gallimard (jeunesse), 1995

Beaucoup d'expressions désobligeantes, sales, méprisantes même, visaient à rejeter les Indiens dans la basse-fosse des préjugés les plus fous.
Il y avait cette chanson :Vyé malaba la/vyé malaba la
Mwen hay mal la
Mwen enmé fimel la
Affreux Indiens
Je hais le mâle
J'aime la femelle
Il y avait cette parole pleine d'arrogance :"Malaba kalikata ka manjé chien! ou ka souflé asi li, i ka tonbé blip"Les Indiens mangent du chien: d'un souffle on les fait tomber... (...).
Révolté par tant d'injustice, je décidai de les aimer de toutes mes forces d'autant plus que mes parents m"élevaient sans une miette de racisme.
Coulée d'Or, chapitre 16
Pourquoi il y a un cimetière indien à Saint-François
"Dans les temps anciens, mais pas trop lointains, les Nègres se plaignirent des coutumes que pratiquaient les Indiens à l'égard de leurs morts. Ils leur offraient des repas le jour de la Toussaint et cela dérangeait les Nègres déjà peu enclins à aimer les Indiens. Pour eux, ce n'était ni plus ni moins qu'une profanation du cimetière. Une fois encore, des conflits opposant les uns et les autres allaient déchirer la commune. Peut-être même que le sang allait couler, car on ne joue pas avec le respect dû aux morts. Un grand propriétaire indien offrit un terrain à ses frères de race pour leur permettre de pratiquer en toute quiétude leurs rites. Et depuis lors, il y avait le cimetière des Indiens et le cimetière des autres. Ceux-là même qui supportaient ensemble les tribulations de la vie prenaient des chemins différents après leur mort!
Coulée d'Or, chapitre 16
Nouvelles:
"L'envers du décor". Paradis Brisé, nouvelles des Caraïbes. Collection Étonnants Voyageurs. Paris: Hoëbeke, 2004
"La Bourrique du Diable". Noir des Îles (collectif). Paris: Gallimard, 1995
"La revanche d'Octavie". Écrire la « parole de nuit » la nouvelle littéraire antillaise. Paris: Gallimard (folio, essais), 1994
Enregistrements sonores:
Doucine. Sur une musique originale de Gilles Floro. Disque CD-audio. Liso Music Production (LM 6247-2). 2000
Les nombreuses distinctions littéraires qui lui ont été attribuées témoignent de la reconnaissance qui lui est faite :
2000 Prix Casa de las Américas, pour L'écran rouge,
Chevalier de l'Ordre National Mérite,
Officier de l'Ordre des Arts et des Lettres,
Prix Arc-en-Ciel de Radio Media Tropical (Paris) pour Le Tango de la haine)
1996 Prix RFO du Livre, pour Tambour-Babel
1992 Prix des Caraïbes, pour L'Homme au Bâton
1991 Prix Casa de las Americas, pour Boucan de Mots Libres
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