| Lilian THURAM, homme de convictions au grand coeur |
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| 09-07-2006 | ||
Notre Lilian Thuram dans toute sa dimension, tant footballistique qu'humaine!
Né le 1er Janvier 1972 à Pointe-à Pitre, il quitte la Guadeloupe à l’âge de 9 ans pour s’installer avec sa famille, en France hexagonale (Fontainebleau).
Il joue pour différents clubs à Fontainebleau et à Melun. Il commence par jouer avant-centre et se destine plutôt à une carrière d'attaquant. C’est en 1993 qu’il part pour Monaco et devient défenseur latéral. Il fait trois bonnes saisons avec le club de la principauté avec qui il remporte la Coupe de France en 1994 et 1996. Il est sélectionné pour la première fois en équipe de France contre la République Tchèque le 17 août 1994. Il participe à l'Euro en 1996 en tant que titulaire à droite de la défense française. Mais la France est éliminée en demi-finale par la Tchécoslovaquie. ![]() Vainqueur de la Coupe du Monde en 1998 (FRANCE) Vainqueur de la Coupe d'Italie en 1999 (Parme AC) Vainqueur de la C3 en 1999 (Parme AC) Vainqueur du Championnat d'Europe en 2000 (FRANCE) Vainqueur de la Super Coupe d'Italie en 2002 (Juventus Turin) Finaliste de la C1 en 2003 (Juventus Turin) Vainqueur de la Coupe des Confédérations en 2003 (FRANCE) Finaliste de la Coupe d'Italie en 2004 (Juventus Turin) Champion d'Italie en 2002, 2003, 2005, 2006 (Juventus Turin) Finaliste de la Coupe du Monde en Juillet 2006 Mise à part sa carrière de footballeur, Lilian Thuram est un homme très engagé : ![]() Il a souvent pris position sur des dossiers extra-sportifs tels que le racisme, l’intégration, , la citoyenneté, le soutien à Amnesty International : «Amnesty international dénonce des failles dans le système mondial qui ne sont pas médiatisées. Faire partie d’Amnesty international me permet de m’éduquer sur ce qu’est l’état du monde, ainsi que de prêter mon image afin de pouvoir sensibiliser les personnes sur des sujets comme par exemple les armes légères. En effet, dans cette campagne on a voulu démontrer comment les armes légères créent de la violence dans le monde particulièrement dans les pays dits pauvres alors que ces armes sont fabriquées par des pays dits démocratiques ». l’insécurité : « Moi aussi, j'ai grandi en banlieue. Quand quelqu'un dit il faut nettoyer au Kärcher... Il ne sait peut-être pas ce qu'il dit, Sarkozy. Moi, je le prends pour moi. C'est assez délicat, on traverse une période difficile. On a mis le point sur l'insécurité. C'est quelque chose qui rassemble : qui ne veut pas vivre en sécurité ? Le problème, c'est qu'il faut trouver des coupables. Et, derrière, on entend toujours les gens qui vivent dans les banlieues. Mais la violence n'est jamais gratuite. Il faut comprendre d'où arrive le malaise. (Conférence de presse du 8/11/2005 au sujet de la crise des banlieues) Avant de parler d'insécurité, il faut peut-être parler de justice sociale. Les gens (en banlieue) n'ont peut-être pas de travail. La rigueur c’est bien, mais avant il faut intégrer les jeunes par le travail. Ils demandent du travail et les plus rebelles le traduisent par de l’agressivité. » la place des Noirs et des immigrés dans la société française : Lilian Thuram est également membre du Haut Conseil à l’intégration (HCI). Il estime que la cohésion nationale pourrait passer par plus de « valorisation des différentes vagues de migrations, qui ont participé au développement économique de la France et à sa défense, lorsqu’elle a été agressée ou occupée. » HCI : Présidé par Madame Blandine KRIEGEL et composé de seize membres personnalités indépendantes venus d’horizons, de métiers divers et de générations différentes- le Haut Conseil à l’Intégration est une instance de réflexion et de propositions qui, à la demande du Premier ministre ou du comité interministériel, donne son avis sur l’ensemble des questions relatives à l’intégration des résidents étrangers ou d’origine étrangère.(http://www.social.gouv.fr). Il a publié « 8 juillet 1998 » aux éditions Anne Carrière. Parution : le 20 février 2004 ![]() Un livre dans lequel on découvre un Lilian plein d’humour et qui se bat pour ses idéaux. Dans sa préface, il cite Cherif Mbaw : « le savoir ne vient jamais trop tard. Pour apprendre il est toujours temps. Si tu le possèdes, restes sage et modeste, transmets-le. S’il te manque, cherches-le » En effet, selon lui, « on peut toujours évoluer en tant que personne, toujours apprendre d’autres à n’importe quel âge et ce dans tous les domaines. C’est aussi une phrase qui peut être très importante pour les gens de la communauté noire. Je pense que notre histoire est mal connue, et à partir du moment où vous ne connaissez pas votre histoire je pense qu’il y a une lacune, car on arrive pas à se situer exactement et je pense que c’est important pour les noirs, pour les jeunes surtout, de connaître leur histoire et pas l’histoire racontée par n’importe qui ! L’histoire est quelque chose de fondamental. L’histoire de la population noire est très mal connue, et celle qu’on connaît ne reflète que des bribes portées par la communauté blanche qui peut prêter à des interprétations erronées. Pour une personne et afin qu’elle soit équilibrée, il est toujours important de connaître son histoire. Ainsi, la communauté noire doit avoir une vision juste de ce qu’elle est. L’histoire contée par la communauté blanche a dénié sa qualité humaine à la race noire. Par conséquent cette dernière a voulu se construire à travers le modèle blanc qui à ses yeux représente la perfection. Or, si on y réfléchit bien ce n’est pas parce que des personnes s’imposent comme des références qu’elles le sont. On a l’impression, que le noir n’est entré dans l’humanité qu’après l’abolition de l’esclavage. Il faut savoir que l’histoire noire est une histoire riche et belle, et que nous avons toujours fait partie de l’humanité. » (http://www.grioo.com) Dans la lutte contre la drépanocytose il a été officiellement nommé, le 23 janvier 2006 à Paris, ambassadeur de bonne volonté de l’Organisation internationale de lutte contre la drépanocytose (OILD) Il a reçu ce titre à l’Hôtel Royal Monceau de Paris en présence des premières dames du Sénégal et du Congo, marraines de l’OILD. « J’ai compris ô combien il était urgent de s’engager, car la drépanocytose (...) est encore ignorée, et les personnes atteintes de cette pathologie vivent une double souffrance : la douleur inhérente aux crises (parce que certaines sont si violentes qu’elles ne peuvent même pas être soulagées par la morphine) et une douleur psychologique liée à l’ignorance de cette maladie (entre autres, parce que les gens, et parfois même certains membres du corps médical, ne comprennent pas de quoi souffrent les enfants ou les personnes atteintes ». |
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| Dernière mise à jour : ( 10-07-2006 ) | ||
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