| Kali, chanteur original à contre-courant |
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| 13-07-2006 | ||
KALI ![]() A contre-courant du zouk, il privilégie l'acoustique et la tradition, le banjo et le reggae.
Jean-Marc Monnerville naît à Fort-de-France le 21 février 1956 d'une mère écrivain et institutrice et d'un père musicien, ancien membre de l'African Band à Paris.
Dès son jeune âge, il adopte le surnom de Kali un peu inspiré du dessin animé Calimero, le petit poussin noir. Au début des années 70, Mr Monnerville envoie son fils étudier la musique en France hexagonale. Plus orienté vers les percussions, il fait alors partie de quelques groupes avant de créer le sien à 19 ans, Gaoule, du nom d'un massacre d'esclaves aux Antilles au XVIIème siècle. En 1979, il se laisse pousser des dread-locks, très imprégné de la philosophie Rastafari. Il crée un second groupe, 6ème continent, qui le fait connaître. Il joue alors une musique qui mélange reggae et airs antillais, et parmi les tubes du groupe, il faut citer une adaptation iconoclaste du célèbre "Adieu foulards", et un véritable hymne qui rallie la jeunesse insulaire, "Reggae dom-tom", titre qui aborde les problèmes d'identité du département français par rapport à la Métropole. A cette même époque, Kali adopte le banjo qui imprègne jusqu'à aujourd'hui toute sa musique. En 1983, suite à des désaccords dans le groupe, Kali décide de dissoudre la formation. En 1987, Kali rentre au pays et explore des sentiers musicaux à contre courant du zouk qui envahit alors tout le paysage musical des Antilles. Depuis toujours très inspiré par la musique traditionnelle antillaise et ses ambassadeurs tels Eugène Mona, Loulou Boislaville et surtout Alexandre Stellio, clarinettiste et compositeur légendaire de biguine avant-guerre, Kali reprend ce patrimoine à sa façon dans ses deux albums, "Racines I" en 89 et "Racines II" en 90. Au son du banjo et du piano acoustique, des percussions et de quelques légères touches de synthétiseur, Kali compose une musique originale.De retour à Paris, en tournée seulement puisqu'il s'est désormais installé à St Pierre de la Martinique avec sa famille, il enregistre en concert un album enflammé dans la petite salle parisienne du New Morning. C'est surtout en 1992 qu'on parle de lui en raison de sa participation au 37ème Concours Eurovision de la chanson. Le titre "Monte la rivié", tiré de l'album "Roots" (1992), arrive en 8ème place et fait définitivement connaître Kali du grand public. En 1993, sort le titre "Ile à vendre" qui annonce "Lese la te tounen" (laissez la terre tourner), album plus engagé et au son plus actuel. la Sacem (Société des auteurs compositeurs) récompensé Kali en 1994 pour la meilleure chanson de l'année dans la catégorie Antilles avec la chanson "Pan Patchew". En 1995, Kali retrouve un son acoustique dans l'album "Débranché". Il y reprend un certain nombre de succès de 6ème continent parmi lesquels le fameux "Reggae Dom-Tom" dont voici un extrait qui explique la colère des conservateurs ainsi que celle de certains indépendantistes de l'époque: "Je suis vraiment d'une race très spéciale, j'suis un nègre départemental, passionné par le style colonial… Ils se sont penchés sur mon berceau et m'ont couvert de drapeaux, me prenant jusqu'à mon destin. J'aurais du rester orphelin. Encore combien de générations subiront ces malédictions ". En 1996, "l'Histoire du zouk", nouvel album de Kali parait. Puis, Kali est invité au Zimbabwe pour fêter le centenaire de la première insurrection anti-coloniale. Pour cette rencontre entre culture africaine et culture antillaise, Kali et ses musiciens rencontrent un vif succès. De culture rasta, il ne se sent pas étranger dans ce pays qui accueillit Bob Marley pour son indépendance en 1980. A son retour à Paris, il donne un concert en hommage à Léopold Sedar Senghor, grand homme politique et intellectuel sénégalais à l'Unesco. Enfin, l'année 96 se clôt par un album consacré à Noël, "Racines 3". Kali réapparaît dès 1997 avec "La Biguine des enfants du Bon Dieu". Ce CD de 3 titres seulement obtient le Prix Sacem Martinique pour la plus belle chanson de l'année. ![]() Très impliqué dans l'histoire de son pays et de son peuple, Kali est tout naturellement présent dans les célébrations publiques des 100 ans de l'abolition de l'esclavage qui ont lieu tout au long de l'année 1998. Cette année, il sort aussi un nouvel album "Franc-Ô-Faunes" qui paraît le 2 décembre. Il célèbre en quelque sorte les 20 ans de carrière du chanteur et dès la première chanson "Brother Bob" en hommage à Marley. Selon lui, ce jamaïcain a ouvert une voie musicale à la fin des années 70 à de nombreux jeunes artistes caribéens comme Kali. Deux ans plus tard, le chanteur martiniquais fait paraître le 4e volume de "Racines" sur lequel il reprend des compositions de Stellio, Leona Gabriel ou Eugène Mona, renouant ainsi avec le travail sur la musique traditionnelle des Antilles qu'il avait entrepris dès 1989. 1999-2003 : Kali devient ingénieur du son et enregistre quelques albums de musique purement martiniquaise. Cela le pousse à créer le concept : « Bèlè Boum Bap » qui sort en 2001. 2003 : sortie du « live en Espagne ».
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| Dernière mise à jour : ( 13-07-2006 ) | ||
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