Rallumer la flamme citoyenne dans les cités Donner la parole aux populations qui souffrent. C'est le défi que se sont lancé les soixante-dix adhérents d'AC-lefeu
(Association du collectif liberté égalité fraternité ensemble et unis).
Depuis Mars 2006, cette association accueille dans son bus multicolore les habitants des cités parisiennes et recueillent leurs idées, qu'ils consignent par écrit, « pour changer cette société qui va mal, et dans laquelle beaucoup de Français ne se reconnaissent pas », explique son président, Mohamed Mechmache.
Objectifs de l'association:
Remonter la parole des habitants des quartiers auprès des institutions supérieures.
Fixer un plan géographique d’action (locale et nationale).
Parcourir le territoire.
Organiser des rencontres citoyennes.
Mettre en place des coordinations locales.
Recueillir et regrouper par thématique (emploi, habitat, santé…) les revendications et propositions.
Rencontrer et transmettre les attentes et propositions « cahier de doléance » aux institutions supérieures.
Extrait du blog du collectif ACLEFEU
"Les cahiers de doléances La synthèse Préambule Notre collectif ACLEFEU
(Association Collectif Liberté, Egalité, Fraternité, Ensemble, Unis)
a vu le jour au lendemain des révoltes sociales qui ont secoué
le pays au mois de Novembre 2005, suite à la mort de deux de nos enfants, Bouna et Zyad, à Clichy sous bois.
Pour que l’on puisse dire qu’ils ne sont pas morts pour rien, nous nous sommes fixés pour mission d’aller à la rencontre de la population dans toute sa diversité et de faire remplir aux gens des cahiers de doléances. Il s’agissait d’établir un rapport sous forme d’état des lieux et de propositions, que nous vous remettons aujourd’hui. A l’instar des sans culottes de la révolution française de 1789, notre démarche vise à faire remonter l’expression populaire auprès des édiles de la nation.
L’histoire semble se répéter ; aujourd’hui comme hier, la notion centrale de la Révolution, est clairement perceptible dans ces cahiers : l’Égalité. Force est de constater que les semblants de tentatives successives de réduction des inégalités des différents gouvernements ont échoué, se heurtant tous au mur des privilèges. Comme par le passé, les crises se conjuguent : agricole, industrielle, commerciale, sociale…
Elles ne font qu’accentuer l’inégalité entre les quelques privilégiés et les autres. Tandis que les riches peuvent se permettre de spéculer et de s’enrichir encore, un nombre croissant de personnes défavorisées n’a plus que le recours aux œuvres caritatives pour subsister. Il nous a donc semblé indispensable d’agir pour le cessez le feu, attendu que les meilleures armes pour se faire entendre restent encore la participation citoyenne à notre démocratie, et que le débat qui devrait nourrir le choix lors du scrutin, reste circonscrit à une partie de la société, celle qui s’en sort.
Tous les citoyens devaient vraiment pouvoir prendre la parole et exprimer leurs besoins, leurs propositions, leurs espoirs. Nous avons sillonné le pays à bord de 2 bus affrétés pour l’occasion, posé nos tréteaux dans 120 villes de France et recueillies ainsi plus de 20 000 constats, doléances et plus encore de propositions. Les libres contributions ont porté sur le logement et le cadre de vie, l’emploi et la précarité, l’éducation et la petite enfance, la justice et les pratiques policières, la citoyenneté, le vote des immigrés et la politique, la situation des femmes, les questions intergénérationnelles et la communication, l’insécurité et l’environnement, la répartition des richesses et les inégalités, la santé et le handicape, les discriminations et l’exclusion, le transport et l’isolement, la culture, les religions, les loisirs. Nous nous sommes ensuite attachés à adopter une méthodologie permettant de traiter quantitativement et qualitativement, l’ensemble des témoignages collectés. Celle-ci met en exergue le nombre, l’âge, le lieu de résidence et les thèmes dominants. Dans cette synthèse, les thèmes seront abordés dans l’ordre des priorités telles qu’elles ont été exprimées.
A ce jour, nous avons analysé près de 13 000 de ces contributions – le plus grand sondage qualitatif jamais réalisé ! - en tête desquelles arrivent dans l’ordre les revendications sur l’emploi, l’arrêt des discriminations et de l’exclusion, le logement, une justice équitable et le contrôle des pratiques policières, l’éducation et l’orientation.
Loin de se désintéresser de la politique, nombre de ces personnes parmi lesquelles, une majorité âgée de 18 à 25 ans, ont exprimé l’exigence de voir les partis et leurs élus, être plus proches des habitants et des réalités. Depuis plusieurs années, tous les partis multiplient les forums, états généraux etc. …
Mais toute cette bonne volonté ne semble pas avoir convaincu les classes populaires....."
leur blog: http://aclefeu.blogspot.com/
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