| LE CM98 : MEMOIRES DE CRIMES CONTRE L’HUMANITE : |
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| 03-02-2007 | ||
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Les débats autour des lois mémorielles divisent aujourd’hui l’opinion, les partis politiques et les historiens.
dont les parents ont été victimes de crimes contre l’Humanité. Ces discussions sur les lois mémorielles, qui concernent l'ensemble de la société - elles posent la question de l’Histoire de France et de l’identité française d’aujourd’hui ne peuvent être fécondes sans la participation des acteurs qui en sont à l’origine.
Les Juifs ont été les premiers à imposer un devoir de mémoire concernant la Shoah. Leur combat a conduit, en 1990, à la loi Gayssot interdisant, en France, le négationnisme de la Shoah.
Les Arméniens ont également su faire adopter en 1998 une loi reconnaissant le Génocide Arménien comme crime contre l’Humanité.
Quant aux Antillais et Guyanais, en organisant la marche silencieuse des 40.000, le 23 mai1998, ils obligèrent le Parlement à adopter une loi reconnaissant l’Esclavage Colonial comme un crime contre l’Humanité. Aujourd’hui, ils se battent pour que la négation de l’esclavage colonial comme crime contre l’Humanité soit punie par la loi.
Nous pensons qu'il serait gravissime que ces débats débouchent sur des concurrences mémorielles comme ce fut le cas ces dernières années avec le risque du développement d’une « racialisation » des conflits politiques.
Historien, Mémorial de la Shoah. Enseignant à Sciences Politiques Paris.
Maison de la Vie Associative. 19 rue de la boulangerie. 93000. SAINT-DENIS. Tel : 0684536903 source : CM98 |
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| Dernière mise à jour : ( 03-02-2007 ) | ||
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